bï l’Ordre de S. Louis. 87des Vénitiens, qui vouloienr garder la neutralité :mais le Prince Eugene y parta bien. La fécondéfaute fut, dit-on, d’ordonner à M. de Catinat dene point attaquer le premier ; ce qui fit qu’il fecontenta de fe porter fur l’Adige pour en défendrele partage : entreprife qui lui étoit impoffible àcaufe du petit nombre de fes troupes & de l’étenduedu pays qu’il avoit à garder.
La première aétion fe parta au porte de Carpi,où M. de Catinat jugea que le Prince Eugene feroitfon premier effort. Nos troupes y furent battues •&■ l’arrivée du Comte de Teffé ne fèrvit qu’à leurfaire faire une retraite fort honorable à San-Pietro.Les ennemis perdirent autant de monde que nous;& c’eft une remarque qu’on fera fouvent dans lecours de cette guerre : dans les affaires les plusmalheureufes pour la France, les ennemis n’ont paseu moins d’hommes tués que nous. M. de Saint-Fremont, excellent Officier , commandoit à Carpi.Il y fut accablé par le nombre. Nous trouveronsbientôt une autre caufe de fa défaite.
Environ fix femaines après fe donna le combatde Chiari. Le Duc de Savoie commandoit en per-fonne : les Maréchaux de Catinat & de Villeroicommandoient fous lui. Le premier ne vouloir pasqu’on attaquât les ennemis. La petite ville de Chiariétoit remplie d’infanterie, ayant derrière elle toute
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