5<j Histoire
plufieursProvinces du Royaume, pour tenir, difoit*il, fes Soldats en haleine. Il établit des chambresde réunion à Metz & à Colmar , dont fes Mi-niftres dirigeoient les opérations, avec plus d’égardau pouvoir qu’à la juftice. Ses droits fur Aloft contrel’Efpagne furent réclamés avec trop de fierté, &cne méritoient point une guerre qui, à la vérité ,ne fut que de quelques inftans, mais allez longuepour qu’il y eût beaucoup de fang répandu. Straf-bourg réuni à la Couronne par la capitulation defes Bourgeois} Cafal mis dans les mains de M. deCatinat par le Duc de Mantoue , entretenoientles préventions que le Stathouder femoit en Eu-rope contre la France. L’ordre donné de faire bailler, par-tout le pavillon aux Efpagnols ; le bombarde-ment de Gênes, exécuté avec un acharnement quiannonçoit le châtiment d’une haute trahifon , plutôtque la punition faite à quelques Négocians, pouravoir vendu des munitions de guerre aux Barbaref-ques; l’humiliation où il réduifit cette République,qu’il n’étoit point glorieux d’abattre , parce quellen’étoit point à craindre : toutes ces chofes achevèrentd’indifpôfer les efprits & de les préparer aux am-bitieufes infinuations du Prince d’Orange.
g^" 1 . i La France venoit de faire une perte irréparable
Année 1683. dans la mort du grand Colbert. Le bonheur despeuples 6 c la profpéricé de ce régné furent fon