/ de l’Ordre de S. Louis. 55la Paix. Ils fe fournirent aux conditions que le -- ■ -
^ . . . r Année 1578,
K01 leur împola.
Le Maréchal de Navailles finit la guerre en Catalogne.Catalogne par la prife de Puy-Cerda, après trentejours d’attaque. La fin de cette guerre remplit lesefpérances qu’on avoit dû concevoir quand ellecommença. Elle nous mit en polfelîion de la Franche-Comté , de Valenciennes , de Cambrai, d’Ypres,d’Arras, de Saint-Omer, de quelques autres Placesmoins confidérables, 8 c de leurs dépendances.
Cette Paix ne procura qu’un calme extérieur :les efprits furent plus animés que jamais. Le génieintrigant & ambitieux du Prince d’Orange, excitépar une haine implacable contre la France, fomen-tait le refientiment de l’Efpagne humiliée par tantde défaites & tant de pertes } nourrifioit cet efpritde rivalité qui a fi long-temps agité les Maifonsde France & d’Autriche, mais qui, dans celle-ci,ne pouvoit être alors qu’un trille fouvenir de fonancienne puilTance• 8 c par une politique adroite,effrayoit nos voifins d’Italie & d’Allemagne parles idées ambitiejifes qu’il prêtoit à la France.
Il eft vrai que Louis XIV ne ménagea point allezles efprits jaloux ou prévenus contre lui : il leschoqua avec trop de hauteur, &c s’en fit craindrepar ces apprêts de guerre qui l’environnoient. Loinde licencier fes troupes, il forma des camps dans
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