»e l’Ordre de S. Louis, xxxj>> véniênt de priver les Officiers militaires du fecoursw de quelques Commanderies de l’Ordre de Saint-« Lazare. M. d’Agueffieau étoit bien éloigné d’envier» aux gens de guerre des récompenfes qu’ils achetenc» aux dépens de leur fang : mais il lui paroifloitjj injufte de les prendre fur le patrimoine des pau-» vresj & entre deux objets qui méritoient égale-« ment la protection du Roi, le feul parti qu’iljj trouvoit convenable à la Majefté Royale, étoit dejj concilier ces deux vues, au lieu de les faire com-» battre l’une contre l’autre. Ainfi, pendant qu’ilj> étoit occupé à faire rendre aux pauvres la jufticejj qui leur étoit due, fuivant l’efprit*de la fonda-jj tion, il vouloir, d’un autre côté, faire éclater law magnificence du Roi à legard de ceux qui lejj fervent dans fes troupes, par l’inftitution d’unjj Ordre militaire , qu’il feroit aifé d’établir par un« retranchement infenfible fur les dépenfes de lajj guerre , & dont la Croix feroit une diftinétion» honorable, & les Commanderies une récompenfejj utile pour les Officiers que le Roi voudroit en» favorifer. Tous les Commiffiaires entrèrent dansjj des vues dont la noblefle égaloit la juftice.»j M. d’Aguefteau fut chargé , lorfque le Roi eut« approuvé fon avis, de dreiïer les Edits & lesn Arrêts qu’il falloit donner pour confommer ce» projet. Il eut l’honneur de les préfenter au Roi â
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