194 LES JUMEAUX,moi qu’une autre plus heureuse m’aenlevé ton cœur. Mais ne te flattepas que l’on m’ôtera impunément monbien : non , traître , non , perfide ; jeme vengerai, sois en sûr; je puniraiton mépris ; et puisque l’amour le plustendre n’a fait de toi qu’un ingrat,je mériterai ton indifférence en m’oc-cupant de te haïr comme je m’occu-pois de t’aimer.
ARLEQUIN.
Si vous m’écoutez toujours commecela , jamais vous ne m’entendrez.
N É R I N E.
Mais parle donc, défends-toi ; pro-fite de ce moment de calme.
ARLEQUIN-
Vous savez bien, mademoiselle Né-rine , qu’il y a six mois que j’entraiau service de vos maîtres,
N É R I N E.
Après , après , après.
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