20 6 Le Prince
ch. i 3 . que par hazard il ne fe laiflatgouverner à un homme, qui fûctres-prudent. Au quel cas il pou-roit être bien gouverné, mais ilne durerait guère , pareequ’untel Miniftre le dépoüilleroit bien-tôt de fon Etat. Mais fi un Prin-ce , qui n’efl: pas làge a plu-fieurs Confeillers, il ne fera pascapable de concilier leurs diversavis 3 . Joint qu’ils penferont tousà leurs intérêts 4 , & même fansqu’il s’en aperçoive. Et jamaisil ne lui en tombera d’autres.Car c’eft l’ordinaire des hom-mes d’être toujours médians, fil'on ne leur impoie une nécefii-upmdencf ^ d’être bons. Je conclus donc,dix Prince, que les bons confeils , de quel-les bons que endroit qu ils viennent,noruépilons n'ardent de la prudence du Prin-fonfia ’pTÜ‘ ce j non fe prudence de fes
rwice du confeils. C h a-
3. Neqtte alienis confiliis régi, neque fm ex-pedire. (Ibidem.)
4. Sibt qtiisque tendent es. (Hift. i.) quia a-pud infirma-,n minore metu , & majore prami»peccatur . (Ibid.)