De Machiavel. 203Car tu n’as point d’autre moien c h. 2î .de te garder des Flateurs, linon,de faire croire , que tu ne t’o-fenfes point d’entendre la véri-té. Or fi un chacun a la libertéde te la dire , on te perd bien-tôt le relpeêt '. C’eft pourquoi,le Prince prudent doit tenir unmilieu , en choilillant des gensfages, à qui feulement il donnetoute permiflion de lui dire lavérité, liir les choies, qu’il leurdemandera, làns le mêler du re-lie. Mais il doit les interrogerde tout, entendre leurs avis,
& puis en faire à là mode 5 le*gouvernant envers eux de ma-nière , qu’un chacun connoilîe& croie j que plus on lui parle
libre-
Notes.
1. C’eft pour cela que Tibère, qui haïfïbitla flaterie, ne pouvoit neanmoins foufrir la li-berté. De forte que l’on ne favoit commentparler devant lui. Angnfla à 1 htbrica oratiofiibPrincipe, qui libertatem rr.etuebat, aâulatio-nem e.lerat. (Ann. i )
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%. Coin-