Ch- 11.
De Machiavel. 201
aulïï , le Prince doit penlèr àfon Miniftre , pour l’obliger àbien faire *. Il le doit comblerd’honneurs, de charges , & derichefîes, en lorte qu’il ne puiPfe defirer, ni d’autres honneurs,ni d’autres richefles, & qu’il aitpeur d’avoir un autre Maitre,connoiflant , qu’il ne làuroit femaintenir, que par le fien. Le
•' ■ Prin-
jtribtss. concejjttm ejl, egredi aliquandt relatitmem,(y quod in commune conducat loco fententiœ prt-jerre > tst pri-j.ita r.egoiia , res familières nt-
Jlrns kic angeamits . Efftagitatio intempe-
Jliva {y- hnpro'viCti , cmn aliis/de rebus corrut-netint filtres ,'confhrgere. (Ann. i.‘) ' ■
f. C’eft comme Tibère l’entendoit, quandil difoit à Sejanus , Jpfe , quiiintra einimtm <yo-hstaverim, quitus adhuc nectff.tudinibns bnmi-Jcere te miki pcùÿr/f^ omittam ad prœfens refer-re. ld tantum àpcfbpm, nikil ejfe tant excelftmt,qned non sirt tfefifœ , tmifque in me animus,meréar.tttr, diitoque tempare, nsel in Senattt,njel tn Çoncione non reticebo. ( Ann. 4.) Cuna-ine'pour lui dire, Ne te mets point en peinedes Afaires de ta Famille , j’y peni’e pour toi,& je ne t’en dirai pas davantage à cétc heure, linon qu’en terns £t lieu, je ne tairai point lesfervices, que tu m’as rendus. Filippe II. Roid’Eipagne diioit à Ruy Gomez, ion PremierMiniftre', faites mes Afaires, 8c je ferai lesvôtres.
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