De Machiavel. i8f^ difîcile de la reperdre, quand il Ci, - 2a-
tais n’y auroit plus de Citadelles. Les
v <k Bentivoles firent la même cho-it fe à Bologne , après y être re-ts tournés 7 . Les Forterefiès font
!• donc utiles , ou non , félon les
s tems : & fi d’un coté elles fèr-
t vent , elles nuifent d’un autre,
s- Et voici comment. Le Prince,
i'. qui a plus de peur de Tes peuples,
us que des Etrangers, doit faire des
k Forterefiès : mais celui, qui craint
Jt plus les Etrangers , que les peu-
\ pies, s’en doit paflèr. Le Cha-
i teau, que François Sfcrec 2 bâ-
; ti à Milan , a déjà fait & fera
t plus de mal à la Maifbn Sforce,
, que pas-un autre défordre de cer
Etat
? parccqu’étant aimédefès fujets il craignoit de
j. s’enfaire haïr en montrant defedéfier d’eux : &
; que d’ailleurs il ne pouvoir pas détendre ces for-
,S tereffes contre les ennemis à moins que d’avoir
. une Armée en Campagne.
w 7. Les Bentivolesdevinrent fages aux dépens
P du Pape Jules II qui aiant fait une Citadelle â■; Bologne, & mis un Gouverneur, qui laifoitai-
l’affiner les Bourgeois, perdit & la fortereflé & la^ Ville, auffi tôt qu’ils fe furent foulevés. Ibid.ÿ t ‘ 8. Parce-