De Machiavel. 183De forte que le Prince en tire c » tô-toujours plus de forvice, que desautres , qui n’aiànr rien à crain-dre de lui, ont moins de foinde cultiver fa bienveillance 4 . Ace propos , je ne fàurois me pafcfor d’avertir le Prince, qui vientd’aquérir un Etat par la faveurde ceux du pais, de bien confi-dérer les motifs , qu’ils ont eusde le favoriier, & lï ce n’a pointété en haine du précédent Gou-vernement , plutôt que par in-clination pour lui 1 , qu’ils l’ontfait ; au quel cas il lui fora tres-dificile de fo les conforver amis,parcequ’il fora impoflible de lescontenter. Et s’il veut parcourirles éxemples anciens &c moder-nes,
4. Témoin ce Mnrius Celfus, qui fut li fidérle àOton, quoiqu’il eût été ami inviolable deGalba. M/srirtm CelfttmCcns. Galbæ tisqtte inex-trtmasrttamiettm fidumqtte. (Hilt. i.) O tho in-tra intimas arnicas kabuit .... Manjitque Cclfa'velut fataliter ttiam pro Othane fides intégra.
(Ibid. )
f. Mstlti edia prœfentiim , cupidim muta ■>pqnis, (Ann. 3 ■)
< 5 . Aut