i6i Le Princech. i 9 . Et c’eft comme le vouloient lesLégions Romaines, pour avoirdouble paie j 8c de quoi aflouvirleur avarice 8c leur cruauté. Cequi fit, que les Empereurs, quin'avoient pas ailés decrédit, oud’adreiîe, pour tenir les uns &les autres en bride , périfioienttoujours. Et comme la plufparcd’eux, & principalenient ceux,qui d’une condition privée é-toient montés au Trône , con-noiiloientcétedificulté, ils tour-noient du coté des ibldats, iànsfe foucier beaucoup d’ofeniér lepeuple. Et c’étoit une néceiïité.Car les Princes ne pouvant ja-mais manquer d’être haïs de quel-qu’un, ils doivent tâcher de nel’être pas de la multitude: Et
lors
faloitàdes gens, qui avoient oublié l'ancienneDiicipline, St que Néron avoir acoutumés à lalicence. Hocu't ant'uffmsrigor, &nimia feveritascm \am parcs non fumas. Et dans un autre endroit.Scveritas ejus angsbat coajpcrnantes ’vetinm di-fciplinam , ateftte ita 1 jaunis à Nerone afjkcfti-Bos, ut haud minus mitia principimt amarent,t/nàm olim •virtutes verebemtw. ( Hift. i )