134 Le Princegh. i6- gue : autrement il ne ferait pasfuivi des foidats. Joint qu’il n’ya point d’inconvénient adonnerlargement ce qui n’eft ni à toi,ni à tes Sujets, comme faifoientCirus, Céiàr &c Aléxandre. Aucontraire-cela te rend plus for-midable. Rien ne te nuit, quede dépenièr le tien : Et à mefu-re que tu es libéral, tu perds lacommodité de l’être, &c tu de-viens ou pauvre, & mépriiàble*ou , fi tu veux te garantir de lapauvreté , voleur , & odieux àun chacun s . Or entre toutes leschoies , dont le Prince iè doitgarder , l’une eil, d’être haï &
më-
j-.'Commc'Néron, qui par ion luxe confu-moit les richcfles de l’Empire , fur l’efpéranced’un trefor imaginaire, qui devoit fournir àtoutesfesdépenfes. Atente, quifut caufede laPauvreté publique, Scie rendit d’autdnt plus ri-dicule à tout le monde, qtre fes dateurs avoientfaitfonner haut la felicitéde fonRégné. Novaùbertate provenir! terras , <jr obvias opes dé-ferré Deos.... Glifcebat intérim luxuria Spe ina-ni , confumebanturqne veteres opes , yuajt oblatis.,«[uas multos per annos prodigeret. Ç>uin & inde■jmn largiebatur : divitiurnm expeBatio inter
. sauf as paupenaUspubliCteerat. (Ann 1 6 )