ixS Le Princeæh. i 4 . q Ue fôuvent même les Particu-culiers le deviennent. Au con-traire, il le voit, que les Prin-ces , qui le font plus adonnés aurepos, qu’aux Armes, ont per-du leur Etat. Et véritablement,la première chofe, qui te le faitperdre , c’eft: de négliger cetArt; commedeleprofelïèr, c’efl:le meilleur moien de parvenir àla Domination. François Sfor-ce, de Particulier, devint Ducde Milan , parce qu’il ëtoit ar-mé : & lès enfans, pour avoirrenoncé aux Armes, de Ducs de-vinrent des Particuliers. Car undes maux , qui t’arivent d’êtredéformé , c’eft que tu deviensméprifoble 3 -, qui eft une des in-
fa-
d’autrui. Rtn ijinvia magna imperia contineri :Et fua retinere , privât <e domits : de nlienis cer-tnre, Regiam laudem ejfe. (Tac. Ann. i f.)
J. Taciteen donne deux exemples en laper-fonne de Tibère. L’un d’un Gouverneur de Pro-vince, qui ofa bien lui écrire des létres de me-naces de iefoulever, fi on luidonoit unSuccef-feur. Quia res Tiberii, magis Famâ , tjnàm triflavant. dit Tacite. (Ann- 6 ) L’autre , d’un
Roi