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*“• J- tefois moins aquis. Car cela ne vient que de la diversfité de leurs Voijins. Florence n’était environnée quede Villes libres, & par eonféquent ojlmées à dej i•»-dre leur liberté : Au heu que celles , qui confinotentavec Venife avaient coutume de vivreJous an Prin-ce , & confequermnent J,ans liberté. Or les peuples,atout umts à la fervitude, n’ont pas grande répu-gnance à changer de Maître, au contraire l’envie leuren prend fiuvent : Ainji, il a été plus aifi à la Ré-publique de Venife de vaincre fes Vnftns, quoiqu’ilsfttffentplus puiffàns, que ceux de Florence.
Chapitre V.
Comment il faut gouverner les Villes, ou lesPrincipautés , qui fi gouvernotent parleurs propres Loix , avant que d’être eou-quifis»
CI l’Etat conquis eft acoutrt-^mé à la Liberté, & à Tes Loix,il y a trois moiens de le confèr-ver. Le premier eft de le rui-* c’tjija ner *. Le fécond, d’y aler de-meurer. Le troiftéme , de luilaiflér fes propres Loix , à con-dition de paier un Tribut, &d’obéir à un petit nombre dèperfbnnes , que tu y établiras
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