C O L I CL U Ë S.’ '337
tes coliques dans lefquelles les reme-des chauds & fpiritueux font très-nui-fibles, mais qui fe guérilTent aifémenten frottant les jambes avec des lingeschauds, en les trempant enfuite dansl’eau tiede pendant longtems, & en fai-fànt boire beaucoup de thé léger de ca-momille ou de fureau.
La guérifon fera encore plus promtefi le malade fe met au lit, & peut unpeu fuer, fur-tout aux jambes. Si lesdouleurs étoient très-fortes, on donne-roit des lavemens.
Une femme s’étant trempé les jambesdans une fource alfez fraîche, après avoirmarché au gros de l’été, fut d’abord atta-quée d’une colique très-violente. On luidonna des chofes chaudes, le mal empi-ra; onia purgea , le mal empira davanta-ge, on m’appella le troifieme jour, peud’heures avant fa mort
Il faut, dans cesças-là, fi la douleureft exceffive, & le malade d’un bon tem-pérament, faigner, donner un lave-ment d’eau tiede, tenir les jambes plu-fieurs heures, d’abord , # à la vapeur del’eau chaude, enfuite dans l’eau tiedejboire abondamment des fleurs de tilleulavec un peu de lait; donner enfuite ungrain d’opium ; &, fi le mal ne cédoitTome /• P