C O L I Q_ U E S. 33?plus cependant les uns que les autres;s’ils ne fe digèrent pas aflez vite, oufila digeftion en eft mauvaife,ce quifait qu’il fe développe plus de cet air,s’ils en contiennent une très-grande quan-tité, ou fi les inteftins , fe ferrant dansquelque point de leur longueur, empê-chent que cet air ne fe diftribue égale-ment , ce qui fait qu’il s’en amaife beau-coup dans quelques "endroits, alors l’ef-tomac & les boyaux font tendus parcesj vents , & cette tenfion produit desdouleurs qu’on appelle colique venteufe.
Cette efpece fe trouve aflez rarementfeule; mais elle fe jointfouventaux au-tres efpeces dont elle eft l’effet, & fur-tout à la précédente, & elle contribuebeaucoup» à en augmenter les fymptô-mes. On la connoit par les caufes quiont. précédé, parce qu’il n’y a ni fievre,ni chaleur, ni altération, parce que leventre eft gros fans dureté , qu’il eft iné-galement gros i parce qu’il fe forme despoches de vents , tantôt dans un endroit,tantôt dans un autre ; parce qu’en frot-tant le ventre du malade, on fait re-muer les vents, ce qui le foulage , &que, quand il en rend par deflus ou pardeflous, il eft encore plus foulagé.
§. 310. Quand elle eft jointe à une au-tre , elle 11e demande point de traitement