E R É S I P E L L E S. 3C9d’abforber par l’application de ces pou-dres, fans quoi elle pourroit écorcher& même ulcérer la partie : inconvénientqu’on peut prévenir encore plus fûre-ment , en perqant ces petites veilles,dans leur partie la plus inférieure, avecune aiguille , & en les comprimant avecdes linges propres qui expriment, & en-lèvent en même tems cette férolîté âcre.
Tous les autres emplâtres dans lef-quels il entre des graifles ou des réllnes•font très - dangereux > ils ont fouventproduit la ventrée de l’éréfipelle , fonulcération , la gangrené. Si les perfon-nes fujettes à cette maladie appliquentquelque emplâtre de cette efpece fur lapeau, lors même qu’elle eft la plus fai-ne, il furvient d’abord un éréfipelle.
§. 282. Quand l’humeur d’éréfipellerentre & fe jette fur le cerveau, fur lagorge , fur le poulmon , ou fur ,quel-qu’autre partie intérieure , il faut faireune faignée , appliquer des véficatoiresaux jambes , & faire prendre abondam-ment du thé de fureau avec du nitre.
§. 283. Les perfonnes fujettes auxéréfipelles habituels qui reviennent fou-vent doivent s’impofer la loi d’éviterle lait, la crème , tous les alimens gras& vifqueux , les pâtes , les viandesnoires, les aromates , les vins épais &