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Tome Premier (1777)
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209
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Rase. 209

fieme, ou au plus tard le quatrième jourde Ton évafion, fouvent plutôt.

§. 190. Quand quelquun a été mor-du , la plaie fe referme ordinairementauflî aifément que fi elle nétoit pointvcnimeufe, mais au bout de quelque'tems, plus ou moins, depuis trois fe-maincs jufquà trois mois, le plus fou-vent fix femaines, on commence à fen-tir, dans lendroit étoit la plaie ,.unedouleur fourde; la cicatrice fe gonfle,rougit, fe rouvre, & laiflè couler unehumeur âcre, puarrte, rougeâtre. Dansle même tems le malade fent de la trif-teflè, de la nonchalance , un engourdif-fement général, un froid prefque conti-nuel, de la peine à refpirer, une an-goifle qui ne le quitte point, des dou-leurs dans les boyaux; le' pouls eft foi*ble & irrégulier ; le fommeil agité, in-quiet, troublé par des rêves, des fur-fauts, des frayeurs ; les Telles font fou-vent dérangées; il furvient, dun mo-ment à lautre, de petites Tueurs froi-des , lon éprouve quelquefois 1 une lé-gère douleur dans la gorge. Ceft lepremier degré de la rage, ce que quel-ques Médecins appellent rage mue.

§. 191. Le fécond degré , la rage con-firmée, ou rage blanche , eft accompa-gnée des fymptômes fuivans. Le ma*