Rhumes.. i^7
trop de chaleur ; ceux qui s’enfermentdans des chambres fort chaudes ne gué-riifent point ; & comment y guérir ?Ces chambres , indépendamment dudanger qu’on court en les quittant, en-rhument comme les liqueurs, en pro-duifant une légère inflammation de poi-trine.
§. I3f. Les perfonnes fujettes auxfréquens rhumes, celles qu’on appellefluxionnaires , croient devoir fe tenirfort au chaud , c’eft une erreur quiachevé de ruiner leur fanté. Cette dif-pofition aux rhumes vient de deux çau-fes ; ou de ce que la tranfpiration fedérange aifément, ou quelquefois de lafoiblelfe de l’eftomâc , ou de celle dupoulmon , qui demande des remedesparticuliers. Quand le mal vient de ceque la tranfpiration fe dérange aifé-ment, plus ils fe tiennent au chaud,plus ils fe font fuer , & plus le malaugmente. Cet air continuellement tie-de alfoiblit tout le corps , & furtout lepoulmon, les humeurs y trouvant moinsde réfiftance s’y jettent toujours plus :la peau fans ceife baignée par une pe-tite fueur fe relâche, s’amollit , de-vient incapable de faire fes fondions ;la plus petite caufe arrête alors toute