de Poitrine. 113noirâtres fur la poitrine , font connoî-tre ce trifte état. J’ai vu , dans un casde cette efpece , chez un homme quiavoit été attaqué de cette maladie, aprèsune marche forcée à pied, & à qui l’onavoit donné un vin avec des aromatespour le faire fuer, l’haleine fi horrible-ment puante , que fa femme eut plu-fieurs foibleflès en le fervant. Je netrouvai plus, quand je le vis, de poulsni de raifon , & je ne lui ordonnai rien,il mourut une heure après, au com-mencement du troifieme jour.
§. 86. L’inflammation peut auffi fedurcir, & il fe forme alors ce qu’onappelle un fquirrhe; c’elf une tumeurfort dure, qui ne fait pas de douleur.On connoît que cela arrive quand lamaladie ne fe termine d’aucune des fa-çons dont j’ai parlé ; que cependant lafievre & les autres accidens fe diffipent,mais que la refpiration refte toujoursun peu gênée, que le malade conferveun fentiment incommode dans un descôtés de lapohrine, & qu’il a de temsen tems une toux feche, qui augmenteaprès l’exercice & après le repas. Cemal ne fe guérit que bien rarement; maison voit des gens qui en font atteints& qui vivent longues années , fans degrands maux. Ils doivent éviter toutes