112 Inflammationla foif, Pinfomnie, le dégoût, la mai-greur , reviennent avec plufieurs au-tres accidens, qu’il eft inutile de détail-ler ici, & fur-tout de fréquentes foi-bleifes. Le malade doit être au régime,qui retarde les progrès du mal auflllongtems qu’il eft polfible - t mais il n’ya point de remede que d’ouvrir la poi-trine entre deux côtes , pour évacuerpar ce moyen ce pus , & arrêter les dé-fordres qu’il occafionne. C’eft ce qu’onappelle l’opération de l’empyeme. Jen’en parlerai pas, parce qu’elle ne doitêtre faite que par d’habiles gens, & cen’eft pas pour eux que j’écris. J’aver-tis feulement qu’elle eft moins doulou-reufe qu’effrayante , & que fi l’on at-tend trop longtems à la faire, elle de-vient inutile, & le malade meurt mifé-rablement.
§. 8S- L’ on voit tous les jours queles inflammations extérieures fe gangrè-nent. La même chofe arrive au poul-mon , quand la fievre eft exceflive , l’in-flammation naturellement très - violente ,ou qu’on l’augmente par des remedeschauds. Une angoifl’e infoutenable, unetrès-grande foiblefle, des défaillances fré-quentes , le froid des extrémités , uneeau livide & puante qui fort au lieudes crachats , quelquefois des plaques