7 6 Régime
^inquiétude, de la mauvaife humeur,des vomufemens, des diarrhées, des obf-truétions, quelquefois une fievre lente,& des dépôts de pus.
L’on prévient tous ces maux en fe con-tentant de très - peu d’alimens ; & fi l’onVeut fortifier un convalefcent, il faut letenir à une diete légère. Ce n’elt pas cequ’on avale qui nourrit, ce n’eft que ceque l’on digéré. Le convalefcent qui ava-le peu le digéré, & fe fortifie; celuiqui avale beaucoup ne le digéré pas , &bien loin d’ètre nourri & fortifié, il pé-rit peu à peu. Les convalefcents ont or-dinairement beaucoup d’appétit dans untems où les forces de leur eltornac, détrui-tes par la maladie , le régime & les reme-des, ne font point encore rétablies ; s’ilsfe livrent à cet apétit, la quantité des ali-naens furpalTe les forces digellives , l’é-quilibre fe dérange, & la fanté, au lieud’augmenter, va en diminuant.
§. 4f. On peut réduire au petit nombrede réglés fuivantes ce qu’il y a de plus ef-fentiel à obferver pour terminer parfaite-ment les maladies aiguës, & empêcherqu’elles ne lailiènt quelques vices dansla fanté.
i. Que les convalefcents, comme lesmalades, prennent très-peu à la fois, &fréquemment.