74 Régime
iéjour hors du lit, c’clt que les urinescoulent plus abondammenc & avec fa-cilité. L’on en voit quelquefois quin’uiinent point du tout li on ne ' lesfort pas du lit.
Il y a un très-grand nqmbre de mala^dies aiguës, que ce lèul régime guéritradicalement , & il les adoucit toutes.Si on ne l’emploie pas, les remedes fontle plus fou.ve.nt inutiles. Il feroit à fou-h.aiter que le peuple fût que l’on ne peutpas brufquer les maladies , qu’elles doi-vent avoir un certain cours, & que l’u-fige des remedes violens , qu’il aime àemployer, peut bien les abréger en letuant, mais ne guérit jamais plus vite,& au contraire rend la maladie plus fà-cheufe, plus longue , plus opiniâtre,& lailfe (auvent des fuites qui le fontlanguir toute fa vie.
§. 44. Ce 11’eft pas alfez de bien con-duire la maladie, il faut encore lbigncrla convalcfcence, qui eft toujours unéta.t de foiblelfe, & par là même de lan-gueur.
Le même préjugé , qui tue les ma-lades en les forçant à manger pendantque la maladie eft dans fa force, s’é-tend fur la convalefcence, & la rendfàcheufe & longue, ou produit des re-