des Malades. 73 ■mais ces fueurs ne viennent jamais quefur la fin des maladies, & après que lemalade a eu beaucoup d’autres évacua-tions.
§. 43. 6°. On lui raccommodera fonlit tous les jours , pendant qu’il feralevé ; & l’on changera les linges, tantdu lit que du malade, tous les deuxjours fi 011 le peut. Un préjugé perni-cieux établit une pratique contraire,qui eft très - dangereufe. On craint defortir le malade du lit, on le laide dansdes linges infeds , chargés de corrup-tion , & qui, par - là , non - feulemententretiennent la maladie, mais peuventmême lui donner un caradère de ma-lignité. Je le réitéré , rien n’entretientla fievre & les rêveries, comme de nepoint fortir du lit, & de 11e point chan-ger de linge ; & j’ai fait celfer, par cedouble moyen, fans aucun autre fe-cours, des rêveries qui duroient depuisdouze jours fans interruption. L’ondit que le malade eft trop foible, maisc’eft une mauvaife raifon ; il faut qu’unmalade foit prefque mourant, pour nepas foutenir cette opération , qui, lorsmême qu’elle l’affbiblit pour le mo-ment, augmente fes forces réelles, &diminue fes maux d’abord après. Unavantage que les malades retirent du
Tome I. D