des Maladies. 69feur d’une noifeçte de beure , ou mê-me point , & un pot d’eau ; faites cuirele tout jufqu’à ce que le pain foit pref-que entièrement défait!" on le palfe , &l’on en donne une demi - quartette aumalade de trois en trois , ou de quatreen quatre heures, & même plus rare-ment fi la fievre étoit extrêmement for-te. Ceux qui ont des grus, de l’orge ,des pois, de l’abermel, du ris, peuventen prendre , cuits de la même 'façon,avec quelques grains de fel.
§. 38- L’on peut aufli leur permet-tre , au lieu de ces efpeces de foupes,des fruits d’été cruds , & en hyver ,des pommes cuites , ou des prunes &des cerifes féches & cuites. Les gensinftruits 11 e feront pas furpris de voirordonner les fruits dans les maladies ai-guës , ils en voyent les fuecès tous lesjours ; ce confeil ne révoltera que ceuxqui font encore trop imbus des anciens■préjugés; mais, en réfléchiflant, ils fen-dront que ces fruits qui défalterent ,rafraîchiflent, abattent la fievre, corri-gent la bile corrompue & échauffée, en-tretiennent la liberté du ventre & fontcouler les. urines , font l’aliment le plusconvenable pour les fiévreux. Auffi ilsles défirent ardemment ; & j’en ai vuplufieurs qui ne s’étoient guéris qu’ait