f4 Attentionsmatières corrompues qui font déjà dansfon eftomac , les ont bientôt pourris,& au bout de quelques heures, ils pro-duifent tous les effets dont je viens deparler. Qu’on juge s’ils peuvent con-venir.
§. 21 . C’elt une vérité établie parle plus grand Médecin , il y a plusde deux mille ans, & conftatée parfes fucceiTeurs , que tant qu’un ma-lade a de mauvais levains dans l’efto-mac , plus on lui donne d’alimens »plus on l’affoiblit. Ces alimens, gâtéspar les matières infe&es qu’ils trou-vent , font incapables de nourrir , &deviennent un nouveau germe de ma-ladie. Ceux qui favent obferver re-marquent conftamment que quand unfiévreux a pris ce qu’on appelle unbon bouillon, il a plus de fievre , &il efl par là même plus foible. Don-ner un bouillon à la viande bien fraisà un homme qui a beaucoup de fievreou de matières corrompues dans l’efto-mac, c’eft précifément lui rendre lemême fervice, que fi on lui donnoitdeux ou trois heures plus taid unbouillon gâté.
§. 22. Je dois le dire, ce préjugémortel , qu’il faut foutenir les mala-des par de lâ nourriture, ell encore