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riture, qui n’ajoute rien aux forces dumalade , mais qui augmente beaucoupcelles de la maladie; ainli tout ce qu’onprend devient un vrai poifon, qui dé-truit les forces ; mille exemples le prou-vent. On voit ces pauvres malheureux ,■qu’on oblige, à prendre de la nourritu-re, perdre leurs forces, & tomber dansl’angoiiîe & dans les rêveries, à mefurequ’ils mangent
§. 20. On leur fait du mal, non-feulement par la quantité de la nour-riture, mais auffi par fa qualité. Onleur fait avaler des bouillons de viandeles plus forts,- des œufs, des bifcuits,de la viande même s’il leur refte la for-ce & le courage de la mâcher ; il fautabfolument qu’ils fuccombent, fous lepoids de toutes ces vilenies. Si l’ondonne à un homme fain de la vian-de corrompue, des œufs pourris, dubouillon gâté, il eft attaqué par desaccidens violens , comme s’il avoit prisdu poifon, & c’en eft réellement; il ades vomilfemens, des angoiffes , unediarrhée horrible, de la fievre , du dé-lire , des taches pétéchiales , qu’onappelle ici le pourpre. Quand ondonne ces alimens bien condition-nés à un fiévreux, la chaleur & les
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