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Tome Premier (1777)
Entstehung
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8 Introduction.ront jamais que peu denfans malfains ,qui ue feront point en état de fournirdes bras aux terres.

Ceux qui fe conduifent le plus fage-mcnt, qui confervent des mœurs, quifont quelques épargnes, accoutumés àla vie de la ville , & craignant la peinede celle des champs, dont ils ignorentdailleurs la conduite, veulent devenirde petits marchands; & ceft une pertepour le peuplement , parce quun nom-bre de laboureurs crée plus denfansquun nombre égal de citadins , & quefm un nombre donné , il meurt plusdenfans à la ville quà la campagne.

Les mêmes maux ont lieu pour lesdomeftiques du fexe. Après dix oudouze ans de fc-rvice , les fervan.tes dela ville ne peuvent pas redevenir debonnes campagnardes ; & celles quiembraifent cet état fuccombent bien-tôt à ce travail pour lequel elles nefort p'us faites. Si lon revoit une fem-me mariée à la campagne, un an aprèsquelle a quitté la ville, il ell aifé deremarquer combien ce genre de vie lavieillie; fouvent la première cruche ,dans laquelle elles nont pas tous lesfoins que leur délicateife exigeroit, elfclécueil de leur fauté ; elles relient dansun état de langueur , de foiblelfe, de