6 . Introduction.
pulation, & un peu des richefles pécu-niaires.
Non - feulement l’on fort beaucoupdu pays, & par là même il y a moinsde gens pour le peupler ; mais ceuxqui y relient peuplent , à nombreégal , moins qu’autrefois ; ou ce quirevient au même , parmi le mêmenombre de perfonnes, il y a moins demariages ; & le même nombre de ma-riages fournit moins de batèmes. Jen’entre point dans le détail des preu-ves ; il ne faut que regarder autour defoi pour en être convaincu. Quellesen font les caufes '{ Il y en a deuxprincipales 5 le luxe & la débauche ,qui nuifent à la population par plu-fieurs endroits.
Le luxe oblige le riche qui veut fi-gurer , & l’homme à revenus médio-cres , mais fon égal au moins à toutautre égard, & qui veut l’imiter , àcraindre une famille nombreufe, dontl’éducation confumeroit des revenusconfacrés aux dépenfes d’apparat , &d’ailleurs s’il falloit partager fon bienentre pluficurs enfans , ils en auroienttous très-peu, & feraient hors d’étatde foutenir le train des peres. Quandle mérite elt apprécié par la dépenfeextérieure, l’on doit nçceflàiremeiit tâ-