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Introduction. $Le mal eft très - grand & très - réel ;quel en e(t le remede ?
Il fuffiroit peut-être de Faire connoî-trc le danger, & le moyen eft aifé : iln’y auroit qu’à tenir annuellement utiregiftre exaêt de ceux qui fortent, &au bout de (ix, huit, dix ans, en pu-blier la lifte avec le fuccès de leursvoyages. Si je ne me trompe , au boutd’un certain nombre d’années, l’on neverroit pas autant de gens quitter leurlieu natal , dans lequel ils peuvent vi-vre heureux en travaillant , pour allerdans les pays étrangers chercher desétabliifemens , dont les liftes que jepropofe leur démontreroient l’incerti-tude. L’on ne partirait qu’avec desavantages prefque fûrs ; il fortiraitbeaucoup moins de gens ; trouvantmoins de concurrens , ils feraientmieux leurs affaires ; trouvant moinsde leurs compatriotes hors de chezeux, ils y reviendraient plus fouvent;par là même il relierait plus d’habi-tans au pays , il en rentrerait davan-tage , St ils rapporteraient plus d’ar-gent. Le pays ferait plus peuplé, plusriche & plus heureux ; parce que lebonheur d’un peuple qui vit fur unloi fertile dépend beaucoup de la po-
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