XX PRÉFACE.
L'on a déjà du quelques Savants quiVont écrit que dans un âge afjèz avan-cé , & j'en commis qui Je font impofé la loide ne rien publier avant l'âge de cinquan-te ans , afin de donner à leurs ouvragesleur dernier degré de perfection , & den'ètre point obligés à retoucher les fécon-dés éditions ; mais outre que la mort peutles prévenir , & que le Public perd àl'attenteje fuis perfuadé qu'au bout dequelques années ils jugeront que ces ou-vrages , fi attentivement revus avant quede paraître , font cependant encore fufcepti-■bles de quelques correStions. Ce n'ejl qu'a-près l'impreffion qu'on profite des remar-ques du Public , & ces remarques fontun des plus grands fecours .que l'on aitpour donner aux ouvrages toute la perfec-tion dont ils font fufceptibles ; peut-êtremême qu'un Auteur lui-même juge mieuxde fon ouvrage imprimé que manufcritic'étoit l'idée du célébré Cardinal du Per-ron , Çfi je crois l'avoir éprouvé moi même*Je fens qti'il ferait agréable qu'il ne pa-rirt que des ■ouvrages finis4 mais l'exiger ,c’ejl vouloir que les hommes fiaient infail-libles , Çfij auffi long-tems qu'ils ne leJ'eront pas, loin de blâmer ceux qui ontle courage de s'occuper confiauiment à fecorriger , on doit leur en tenir compte.
L Plufieurs perfonnes très - refpe&ables s