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l’on a égard aux changements de direélion queces fluides peuvent éprouver par les altérationsmultipliées dont le globe eft fufceptible, fpé-cialement à fa furface & dans les endroits lesplus élevés.
§. III. Diverfes clajfes des Eaux minérales.
D’après ce que nous venons d’expofer furles diverfes matières qui font ordinairement con-tenues dans les eaux 'minérales , on voit qu’iîferoit pofïible de faire autant de clalfes de cesfluides, qu’il y a de corps terreux, falins, 8cmétalliques qui peuvent y être tenus en diffo-lution ; & qu’ainfi le nombre de ces clalfes fe-roit alfez confidérable. Mais il faut obferver àcet égard que jamais une des fubflances quenous avons palfées en revue, ne fe trouve feule8c ifolée dans les eaux ; & qu’au contraire ellesy font fouvent dilfoutes au nombre de trois,quatre , cinq ou même davantage. Voilà doncune difficulté qui s’oppofe à ce qu’on puilFefaire une divilion méthodique des eaux, rela-tivement aux principes qu’elles contiennent. Ce-pendant en ayant égard à celle des matièrescontenues dans les eaux qui eft la plus abon-dante, 8c dont les propriétés font les plus éner-giques, on aura une diftinétion qui, fans être