d’Hist. Nat. et de Chimie. 487
l’acide craieux , & où l’on étoit embarraffépour concevoir la diffolubilité du fer dans l’eau,fans le fecours de l’acide vitrioliquc. Bergmanallure qu’il s’en rencontre uni à l’acide muriatiquedans quelques eaux, ainfi que la manganèfe.
Quant à l’arfenic, aux vitriols de cuivre & dezinc qu’on trouve dans plufieurs eaux, cesmatières leur donnent des propriétés vénéneu-fes, & on ne doit en reconnoître la préfenceque pour éviter l’ufage de ces fluides.
Quant au bitume .que plufieurs auteurs ontadmis dans les eaux , la plupart des chimiflesen nient aujourd’hui l’exifience. En effet,commec’étoit fpécialcment d’après le' goût amer quel’on foupçonnoit ce corps huileux dans les eaux,on fait que cette faveur , qui n’exille point dansle bitume , dépend entièrement du muriatecalcaire.
Il n’ell pas difficile de concevoir commentl’eau qui coule dans l’intérieur du globe , &fur- tout des montagnes, peut fe charger desdifférentes fubflances dont nous venons d’oflrirla lilfe. On conçoit encore, d’après la naturedes couches de terre que les eaux parcourent,d’après leur étendue , pourquoi elles font plusou moins chargées de principes , pourquoi laquantité & la nature de ces principes varientquelquefois dans les mêmes eaux , fur-tout fi
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