3-2<5 E L É M E N S
ferve dans les cheminées des fondeurs. On trou-ve aufïï dans les creufets où on l’a fait fondre,des fleurs de cuivre. Si l’on jette ce métal enlimaille fine à travers les flammes, il leur donneune couleur bleue & verte ; on s’en fert dansl’artifice, à caufe de cette propriété. Si on laiderefroidir lentement ce métal fondu, & fi,lorf-que fa furface fe fige , on décante la portionqui efl encore fluide, celle qui adhère aux pa-rois du creufet ou du têt à rôtir employé danscette expérience, fe trouve criflallifée en pyra-mides d’autant plus régulières & volumineufes,que le métal a été en ftifion plus complète, &que fon refroidiflement a été plus ménagé. Sespyramides font quadrangulaires, & elles paroîfi-fent être formées par un grand nombre d’oc-taèdres implantés les uns fur les autres.
Le cuivre chauffe avec le concours de l’air,brûle à fa furface & fe change en une chauxd’un rouge noirâtre à mefure qu’il abforbe labafe de l’air vital. On obtient aifément cettechaux en faifant rougir une lame de cuivre,&en la frappant enfuite avec un marteau ; elles’échappe fous la forme d’écailles. La mêmechofe a lieu , fi après avoir fait rougir une lamede cuivre, on la trempe dans l’eau froide ; lereflerrement fubit des parties du métal facilitela féparation de la portion de chaux qui en