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fur deux plaques de fer inclinées de manièrequ’elles lailîent entr’elles une rigole. Ces pla-ques terminent le deffus du fourneau de liqua-tion , dont le fol efl incliné vers le devant. Lefeu mis au-deffous des plaques échauffe lespains; le plomb fe fond & tombe fous lescharbons, en entraînant l’argent & l’or aveclefquels il a plus d’affinité qu’avec le cuivre.Après cette opération, qu’on nomme liquation ,les pains fe trouvent confidérablement dimi-nués, & tous déformés. On les expofe à unfeu plus fort, 8c tel que le cuivre commence àfondre pour en féparerexadement tout le plomb;cette troifième opération s’appelle reffuage. Leplomb chargé des métaux parfaits efl porté àla coupelle. A l’égard du cuivre, on le raffineen le faifant fondre dans un creufet, & on l’ykiffe un tems fuffifant pour qu’il puiffe rejeterfous la forme d’écume tout ce qu’il contenoitd’étranger. On l’effaie en y trempant des vergesde fer qui fe recouvrent d’un peu de cuivre ,8cc’eft à la couleur rouge plus ou moins éclatantequ’on juge de fa pureté. On coule le cuivre raf-finé en plaques, ou on le fépare en rofettes.Pour former une rofette, on enlève avec foinles fcories qui couvrent le cuivre en fufion ; onlaide figer la furface du métal ; lorfqu’elle n’eftplus fluide, on applique deffus un balai humide;