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Tome Troisieme (1786)
Entstehung
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232
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2J2 É L Ê M E N S

qui le diflingue, cefl d'être la feule fubftance

métallique qui fe trouve dans les plantes & dans ^

les animaux, dont elle colore une partie des '

humeurs. Il efl même vraifembîable que ces ^

êtres organiques forment eux-mêmes ce métal ; I® c

car les plantes élevées dans leau pure con- ^

tiennent du fer, quon peut retirer de leurs ^

cendres. î® 1

Le fer efl un métal très-abondant dans la w*'

nature, puifquindépendamment de celui que ® er!

contiennent les plantes & les animaux, il fe Iti

trouve dans prefque toutes les pierres colorées, le

dans les bitumes & dans la plupart des mines à

métalliques. Mais il ne fera queflion ici que des iel<

matières minérales qui contiennent beaucoup tac

de ce métal, & quon peut exploiter pour en irait

tirer le fer. Dans ces mines, qui font en très- forn

grand nombre, le fer efl, ou à létat métal- i:«

lique, ou à létat de chaux, ou minéralifé par i)Vt

différentes fubflances. du h

l°. Le fer natif fe reconnoît à fa couleur & çf B

à fa malléabilité. Il efl fort rare, & ne fe trou-ve quaccidentellement dans les mines de fer. [ en .y

Margraf en a trouvé en filons à Eibenfiock en ^

Saxe; le doéleur Pallas en a découvert en Si-bérie une maffe de 1600 livres, & M. Adanfon f e; j.

affure quil efl commun au Sénégal. Quelques ^

minéralogifles penfent que ces fers natifs font ,