2J2 É L Ê M E N S
qui le diflingue, c’efl d'être la feule fubftance
métallique qui fe trouve dans les plantes & dans ^
les animaux, dont elle colore une partie des '
humeurs. Il efl même vraifembîable que ces ^
êtres organiques forment eux-mêmes ce métal ; I® c
car les plantes élevées dans l’eau pure con- ^
tiennent du fer, qu’on peut retirer de leurs ^
cendres. î® 1
Le fer efl un métal très-abondant dans la w*'
nature, puifqu’indépendamment de celui que ® er!
contiennent les plantes & les animaux, il fe Iti
trouve dans prefque toutes les pierres colorées, le
dans les bitumes & dans la plupart des mines à
métalliques. Mais il ne fera queflion ici que des iel<
matières minérales qui contiennent beaucoup tac
de ce métal, & qu’on peut exploiter pour en irait
tirer le fer. Dans ces mines, qui font en très- forn
grand nombre, le fer efl, ou à l’état métal- i:«
lique, ou à l’état de chaux, ou minéralifé par i)Vt
différentes fubflances. du h
l°. Le fer natif fe reconnoît à fa couleur & çf B
à fa malléabilité. Il efl fort rare, & ne fe trou-ve qu’accidentellement dans les mines de fer. [ en .y
Margraf en a trouvé en filons à Eibenfiock en ^
Saxe; le doéleur Pallas en a découvert en Si-bérie une maffe de 1600 livres, & M. Adanfon f e; j.
affure qu’il efl commun au Sénégal. Quelques ^
minéralogifles penfent que ces fers natifs font ,