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MM. Bayen & Charlard ont donné us trcs-bon procédé pour déterminer la quantité de ce\il & dangereux métal contenu dans l’étain. Ilconfilte ù diffbudre deux onces d’un étain foup-çonné dans cinq onces de bon acide nitreuxbien pur, à laver la chaux d’étain qui en pro-vient avec quatre livres d’eau diftillée , & à éva-porer cette eau au bain-marie. On obtient parcette évaporation du nitre de plomb, qu’oncalcine, & on compte le réfidu pefé pour laquantité de ce métal contenu dans l’étain, enen défalquant quelques grains pour l’augmen-tation de poids qu’il doit éprouver par la cal-cination , ainfi que pour les autres fubflancesmétalliques , tels que du zinc & du cuivre quel’étain examiné peut contenir. Ces chimiflesfe font a (Turcs par ce moyen que l’étain fin ou-vragé contient environ dix livres de plomb jpaiquintal, & que l’étain vendu fous le nom decommun, en contient fouvent vingt-cinq livresfur la même quantité. Cette dofe efi énorme,& elle expofe aux plus grands dangers ceuxqui fe fervent des uftenfiles d’étain commun.Elle fe rencontre prefque conftamment dansles vailîeaux dont on fait un ufage habituel très-ctendu ; tels que les mefures pour diftribuerles fluides, & fur-tout le vin. On conçoit com-ment une liqueur qui s’aigrit facilement peut