d’Hist. Nat. et de Chimie. 22 y
qui eft aigre & caftant. Le mercure diflout leplomb avec la plus grande facilité. On fait cetteamalgame en verfant du mercure chaud dansdu plomb fondu; elle eft blanche & brillante,elle acquiert de la folidité au bout d’un certaintems; triturée avec celle de bifmuth, elle de-vient aufti fluide que du mercure coulant. Ileft bon d’obferver que ce fingulier phénomènea lieu dans l’union de trois matières métalliquestrès-fufibles, très-pefantes & plus ou moins vo-latiles.
Le plomb s’allie très-bien à l’étain par la fit-fion. Deux parties de plomb & une d’étain for-ment un alliage plus fufible que ces deux mé-taux féparés, & conftituent la foudure des plom-biers. Huit parties de bifmuth, cinq de plomb& trois d’étain donnent un alliage fl fufible, quela chaleur de l’eau bouillante fufïît pour lefondre, comme l’a découvert M. d’Arcer.
L’alliage du plomb avec l’étain étant employéfréquemment dans les ufages économiques, 8cle premier de ces métaux étant fufceptible derendre très-dangereux les uftenfiles faits avecle fécond, dont on fe fert pour la cuifine, lapharmacie, &c. il eft important de connoîtredes moyens de s’aflurer de la proportion duplomb , qui va fouvent beaucoup au-delà decelle qui eft p refente par les ordonnances,
Tome III ,
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