d’Hist. Nat. jet de Chimie. 217
On ne connoît pas l’aétion des fubftances fa-lino-terreufes, & des alkalis cauftiques fur leplomb, ni fur fa chaux.
Ce métal elt dilfoluble dans tous les acides.L’huile de vitriol ne l’attaque qu’autant qu’elleeft bouillante, & que le plomb eft en lamesminces. Il pafle du gaz & de l’efprit fulfureuxvolatil. Lorfque l’acide eft en grande partie^décompofé, le mélange eft blanc & fec ; enle lavant avec de l’eau diflillée, on le fcpareen deux portions. La plus confidérable eft in-diftoluble dans l’eau ; c’eft une chaux de plombformée par la bafe de l’air, que ce métal aenlevée à l’huile de vitriol, dont il a dégagéen même-tems beaucoup de gaz fulfureux;cette chaux peut fe fondre ou fe réduire commecelle qui a été faite par l’aélion combinée dufeu & de l’air. La portion que l’eau a diflou-te, eft une combinaifon d’acide vitriolique &de chaux de plomb ; en évaporant cette dif-folution , elle donne de petites aiguilles devitriol de plomb. M. Baumé & Bucquet n’ontdéfigné ce fel que fous cette forme. M. Mon-net l’a quelquefois obtenu en colonnes prifma-tiques & courtes. M. Sage fe rapproche de ceehimifte puifqu’il dit que le vitriol de plombfournit des criftaux en prifmes tétraèdres. Cefel eft très-cauftique, il faut au moins 18 par-