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avant de l’employer, pour en féparer l’acidecraieux qu’elle peut avoir abforbé.
Le plomb expofé à l’air, fe ternit d’autantplus facilement que l’air eft plus humide. Ilcontrade une rouille blanche que l’eau em-porte peu à peu; cette pouffière blanche dontil fe couvre , n’efl pas une chaux de plombpure, mais elle eft combinée avec l’acidecraieux contenu dans l’atmofphère. L’argentqu’on retire des vieux plombs qui ont refiéexpofés à l’air pendant un tems trcs-long, vientde ce que le plomb qui n’a pas été affiné dansle tems où on l’a employé , s’eft en partie cal-ciné par l’adion de l’air atmofphérique ; deforte que l’argent qui n’en a point été fépa-ré , eft refté fans altération , & a augmenté peuà peu en raifon de la quantité du métal impar-fait qui a été détruit par le tems.
Le plomb n’eft point altéré par l’eau pure,dont les principes ne font point féparés par cemétal. Cependant les parois des canaux de plombdeflinés à porter les eaux, font couverts d’unecroûte blanchâtre, ou d’une efpèce de cérufequi n’eft due fans doute qu’à l’adion des dif-férentes matières contenues dans l’eau fur cettefubftance métallique.
Ce métal ne s’unit aux matières terreufes quedans fon état de chaux.