d’Hist. Nat. et de Chimie, iii
paffe dans les aludels, & va gagner le petitbâtiment. Après la difiillation, on tranfportetous les aludels dans une chambre quarrée,pour les vider & réunir le mercure dans unefolTe pratiquée au milieu de cette chambre,dont le fol eft incliné en talus vers cette folTemoyenne.
M. de Juffieu a obfervé que les mines decinabre ne donnoient aucune exhalaifon funefleaux végétaux, & que les environs & le deflîisdes mines d’Almaderr étoient très-fertiles. Il aégalement obfervé que l’exploitation de cettemine n'étoit pas funefle aux ouvriers, commeon l’avoit cru ; que ceux qui travaillent dansl’intérieur de la mine, comme forçats, font lesfeuls qui foient fujets à des maux graves, parceque le feu qu’ils font obligés d’allumer, volati-lifant une portion du mercure, ils fe trouventcontinuellement plongés dans une vapeur mer-curielle.
M. Sage a décrit dans les mémoires de l’aca-démie, année 1776, le procédé que l’on em-ploie pour extraire le mercure du cinabre dansle Palatinat. Le fourneau eft une galère chargéede quarante-huit cornues de fer de gueufe,dont l’épaiüeur eft d’un pouce , la longueur detrois pieds neuf pouces, & qui contiennent en-viron foixante livres de matières. Cg 3 cornues