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Tome Troisieme (1786)
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ÎOO E L i.M î K S

lon eft encore embarrafle pour favoir quel ranglui a (ligner. En effet, il fe volatilife comme lesdemi-métaux; il a une efpèce de dudilité commeles métaux. Cependant fa pefanteur énorme,fa fluidité habituelle, fa volatilité extrême, &les altérations fingulières quil eff fufceptibledéprouver par beaucoup de combinaifons, lefont regarder avec vraifemblance comme une. fubflance particulière, qui femble napparteniraux matières métalliques que par fon brillant,fa pefanteur & fa combuflibilité, & qui doit êtrerangée à part. Nous plaçons fon hiftoire' entrecelle des demi-métaux & des métaux.

On a cru pendant long-tems, que le mercurene pouvoit pas perdre fa fluidité. Mais les aca-démiciens de Péterfbourg ont prouvé le con-traire. Ces favans profitèrent du froid exceffifde 17.5'p, pour tenter plufieurs expériences im-portantes ; ils augmentèrent encore le froid na-turel à laide dun mélange de neige & defpritde nitre fumant, & parvinrent par ce moyenà faire defcendre un thermomètre de mercureà 213 degrés, fuivant la graduation de Delile,qui répond à 46 au-deflous de la glace de lagraduation de Réaumur. Obfervant quà ce de-gré le mercure ne defcendoit plus, ces Mef-fieurr cafsèrent la boule de verre, & trouvèrentce fluide métallique gelé & formant un corps