d’Hist. Nat. et de Chimie. 6 $.
ces différences. En général il paroît que l’étatde l’antimoine, la variété des proportions defes principes, fa, plus ou moins grande divifion,l’état de l’alkali plus ou moins cauftique, faquantité, celle de l’eau, le tems de l’ébullition,& plufieurs autres circonüances analogues, fontfmgulièrement varier la nature du kermès. Pourl’avoir uniforme , il faut le préparer avec desfubflances toujours égales à elles-mêmes & dansdes circonftances parfaitement femblables. Sansentrer dans beaucoup de détails fur les phéno-mènes que nous a offerts le kermès traité parun grand nombre d’intermèdes differens, nousajouterons feulement, i°. que les alkalis cauf-tiques l’altèrent fingulièrement & le diflolvent,même à froid; 2°. que les acides agiffent avecune énergie très-variée fur cette fubflarce, &qu’il eft très-difficile de déterminer d’une ma-nière exacte par leur moyen, la quantité & l’étatdu demi-métal & du foufre qui entrent dans facompofition , parce que le foufre qui en eftféparé retient toujours une certaine quantité dechaux d’antimoine.
Les alkalis caufiiques agiffent avec beaucoupplus d’énergie que les alkalis craïeux fur l’anti-moine ; ils forment un kermès beaucoup plusabondant & beaucoup plus foncé en couleur. (La chaux , l’eau de chaux, mife en digeftion fut
Tome III. E