E L è M E N §
Geoffroy qui a donné à l’académie, en 17^4& 1735 > plufieurs mémoires fur le kermès, aprocédé par beaucoup d’expériences à fon ana-lyfe. L’aétion des acides eft regardée comme lemoyen le plus efficace qu’on puiffie employerpour cela, on croit que ces fels diffolvent ledemi - métal & laiffient le foufre à nu, & quel’on peut par ce moyen apprécier la quantitérefpeétive de ces deux fubflances. Un gros dekermès contient, fuivant Geoffroy, feize à dix-fept grains de régule, treize à quatorze grainsd’alkali fixe, 8 c quarante à quarante-un grainsde foufre. Beaucoup de chimifles penfent au-jourd’hui que le kermès ne contient pas unatome d’alkali. M. Baumé dit que ce fel n’eftpas un de fes principes conftituans, 8 c qu’onpeut le lui enlever par le feul lavage dans beau-coup d’eau bouillante. M. Déyeux, qui a fait desrecherches fur cet objet, eft du même fenti-ment. Dans des travaux fuivis fur le kermès,conjointement avec M. le duc de la Rochefou-cauld , nous avons eu occafion de voir la mêmechofe. Mais ce qu’il y a de plus important furcet objet, c’eft que le kermès paroit être très-différent de lui-même, fuivant plufieurs circonf-tances de fa préparation. Il contient plus oumo:n; de foufre & de régule, & l’on conçoitque fes effets doivent varier à l’infini, d’après
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