d’Hist. Nat. et de Chimie. 17
n’indiquât fa préfence -, & qu’il efl impoffiblede le priver de tout le fer qu’il contient, puis-que lorfque le nickel a été traité de toutes cesmanières, il efl quelquefois plus attirable àl’aimant que jamais. M. ArvidfTon croit d’aprèscela que cette fubflance n’efl autre chofe quedu fer dans un état particulier; & il préfenteun tableau comparé de plufieurs des propriétés;de ce métal avec celles du cobalt, de l’aimant'8c du nickel, d’après lequel il regarde ces troismatières métalliques, comme du fer différem-ment modifié. Mais la principale propriété dunickel, qui a conduit M. ArvidfTon à cette con-clufion, jefl-fon magnétifme. Ne pourroit-onpas croire qu’elle n’eft pas fuffifante pour con-fondre deux matières métalliques différentesdans toutes leurs autres propriétés, puifqued’ailleurs il efl poffible que le magnétifme nefoit pas particulier au fer, & fe rencontre dansplufieurs fubflances métalliques. Je penfe doncque malgré la propriété que préfente le- nic-kel d’être attirable à l’aimant, on doit le con-fidérer lorfqu’il a été purifié par les procédésde M. ArvidfTon, comme un demi-métal par-ticulier , puifqu’on ne peut ni en extraire d’au-tres fubflances métalliques, ni l’imiter parfai-tement par aucun alliage, puifqu’enfin il a alorsdes propriétés qui n’appartiennent qu’à lui, 8cTome III. B