p’Hist. Nat. et de Chimie. 477les feuilles du chêne verd; après avoir étéfécondée, elle s’y étend , y meurt, & perdbientôt la forme d’infede. Elle repréfente unecoque brune arrondie , fous laquelle font ren-fermés les œufs en très-grand nombre. On fefervoit autrefois de cette coque dans la tein-ture ; on l’a abandonnée depuis qu’on a la co-chenille. Le kermès préfente les mêmes pro-priétés chimiques que cette dernière. Il entredans le firop de corail du codex, & dans la con-fedion alkermès.
IX. 11 en efi de la cochenille comme du ker-mès ; on l’a regardée long-tems comme unegraine. Le père Plumier ell un des premiersqui ait reconnu cette erreur. Eu effet, cettefubflance efi la femelle d’un infede hémiptère,qui diffère du kermès, en ce qu’elle confervefa forme, quoique fixée fur les plantes. La co-chenille employée en teinture, croît fur l’opun-tia , figuier d’inde ou raquette. On la récolteen grande quantité dans l’Amérique méridio-nale. Geoffroy, qui en a fait l’analyfe, y atrouvé les mêmes principes que dans le ker-mès ; il en a retiré de Paîkaîi volatil. On peutreconnoître la forme de cet infede en le fai—faut macérer dans l’eau. On emploie la coche-nille pour faire le carmin , & dans la teinture.Qn en retire une çouîeur cramoisie ou écarlate,