s
ï
474 E L É M E N S fi
a regardés comme les embryons des fourmis. 1
Ce chimifte penfe que c’eft à cette matière _ ;
animale que la lacque doit fa couleur. Il ■
regarde cette dernière comme une véritable cire ; f -
cependant fa féchereffe, l’odeur aromatiquequ’elle exhale en brûlant, & fa folubiüté dans ^
l’efprit-de-vin, femblent la rapprocher des ré- r ;,
fines : elle donne à la diflillation une efpèce debeurre, fuivant le même auteur. On diflingne '.
dans le commerce, la lacque en bâtons, la laequeen grains, & la lacque plate. Il faut obferver f
que beaucoup d’autres fubftances colorantes, j)i "'
Sc en particulier les fécules rouges animales ouvégétales, préparées d’une manière particulière, ■ w
portent en teinture le nom de lacque. On era-ploie la réfine lacque dans le levant, pour tein-? zz:c
dre les toiles & les peaux. Elle fait la bafe de .-V
la cire à cacheter. On en fait une teinture avec v
l’efprit de cochléaria. Elle entre dans les trochif- ^ques de karabé, dans les poudres & les opia-tes dentrifiqùes , dans les paflilles odoran-tes, &c.
VIII. Le kermès, coccus infectorius, a été re-gardé par les premiers naturaliftes comme untubercule ou une excroiffance des plantes. Desobfervations plus pxactes ont appris que c’eftla femelle d’un infeéte rangé parmi les hémip-tères par Geoffroy. Cette femelle fe fixe fur