to’Hisr. Nat. et i>e Chimie.tenoit en diffolution, fe féparent les unes desautres à mefüre que l’évaporation a lieu.
III. L'acide des fourmis a été reconnu parTragus, Batihin 6c plufieurs autres botaniftesqui avoient vu la fleur c!e chicorée devenir très-rouge dans une fourmilière. Samuel Fisher ,Etmuller, Hoffman, s’en font occupés fucceflî-vément. Margraf l’a examiné avec foin, & atrouvé dans les fourmis un acide particulier,une huile grade & un extrait. MM. Ardwiffon& (Ehrne ont fait la füite la plus complète d’ex-périences fur cet acide.
On retire l’acide des fotirmis, 6c for-tout dela grofle fourmi ronfle, formica rufa, foitén les diftillant dans une cornue , foit en lesleflivant avec de l’eaü bouillante; Cet acide rec-tifié & un peu concentré, a une odeur piquante $il efl brûlant ; fa faveur efl agréable, lorfqu’iléft fort étendu d’eüu; auiïi l’a-1-on propofécomme affaifonnement au lieu du vinaigre. Ilï'ougit facilement toutes les couleurs blettes vé-gétales ; il fe décompofe par le feu, qui léconvertit en acide craieux , & par l’acide vi-t'riolique & nitreux qui en dégage ce mêmeacide ; il enlève la bafe de l’air à l’acide mu-riatique déphlogifiiqué ; il eit plus fort que lesâcides vitriolique , boracin, craieux, acéteux,& nitreux fumant. Il forme une efpèce d’éthec
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