î^Hist. Nat. et de Chimie. 447
dur, infipidc, infoluble , qui ne préfente plusaucun caradère d’acidité. Lorfqu’on veut enobtenir du phofphore, on ne doit pas atten-dre que ce réfidu de la liqueur acide évaporéefoit dans cet état de verre infoluble, parce qu’iln’en donne alors qu’à un feu extrême, & beau-coup plus tard que lorfqu’il ell encore mou &déliquefcent. Pour le réduire en phofphore,on le met en poudre, on le mêle avec le tiersde fon poids de charbon bien fec, on l’intro-duit dans une cornue de grès, à laquelle onadapte un ballon à moitié rempli d’eau, & percéd’un petit trou , ou terminé par un fiphon avecl’appareil de Woulfe. On donne le feu par de-grés jufqu’à faire rougir la cornue à blanc ;alors le phofphore coule en gouttes, & l’opé-ration dure en tout depuis cinq jufqu’à fept ouhuit heures, fuivant la quantité de matière quel’on diflille, & la force du feu que peut don-ner le fourneau. De fix livres d’os, on obtientordinairement vingt onces ou un peu plus deréfidu vitriforme, & ce réfidu fournit environtrois onces de phofphore très-beau , 8c quel-ques gros de phofphore à demi-décompofé.
Il en ell de ce produit retiré des os par1 acide vitriolique , comme du réfidu du phof-pnate ammoniacal décompofé au feu. Ce pro-duit n'efl point de l’acide phofphorique pur,