d’Hist. Nat. et de Chimie. 3pychimiftes modernes ; mais il faut obferver quel’on n’obtient ce verre compofé que lorfqu’ondiftille du phofphate ammoniacal qui retient en-core une portion de phofphate de foude, &que dans ce cas ce verre paroît être toujoursopaque ou fufceptible âe le devenir très-faci-lement , tandis que le phofphate ammoniacalbien pur laide un verre tranfparent.
Le phofphate ammoniacal efl inaltérable al’air,
II paroît être très-diffoluble dans l’eau , &ne demander que cinq à fix parties d’eau froidepour être tenu en diffolution. L’eau chaude a60 degrés le décompofe & volatilife même uneportion de fon acide.
Le phofphate ammoniacal fait entrer en fu-fion la terre filiceufe , l’argile , la barote, la ma-gnéfie & la chaux; mais ces compofés vitreuxappartiennent à l’acide phofphorique , puifquel’alkali volatil fe dégage.
La chaux vive & les deux alkalis fixes pursdécompofent le phofphate ammoniacal, 8c enféparent l’alkali volatil. Si l’on verfe de l’eau:de chaux dans une diffolution de ce fel, onobtient un précipité blanc qui n’eft que duphofphate calcaire. Les alkalis 8c tous les felsneutres craieux les décompofent de même, &en féparent l’àlkali volatil dans l’état de craie am-moniacale.